Atelier « journaliste Rap »

« Ces dernières années, le rap n’a jamais été aussi rayonnant. Considéré comme une musique de banlieue à ses débuts, ce genre musical s’est finalement démocratisé dans les années 2000 jusqu’à devenir aujourd’hui une des musiques les plus écoutées en France et dans le monde ». Konbini 19 janvier 2018.

La création rap est particulièrement riche et diversifiée. Le magazine « Complexes » s’est posé la question des tendances 2018. Ce qu’il en ressort, un retour du « rap conscient », le punk rock qui vient flirter avec le hip-hop, un rap avec de moins en moins de frontières, et de plus en plus de femmes rappeuses.

Il nous a paru important de partir de la culture musicale des adolescents pour monter un projet autour de l’écoute et de la découverte musicale.

Le projet consistait à mettre les adolescents dans un rôle actif, de journaliste, reporter, prescripteur des musiques d’aujourd’hui. Le projet « Journaliste rap » a proposé aux jeunes : d’écouter, comprendre, analyser, apprendre à rédiger des chroniques, et pourquoi pas de faire des sélections pour un set Dj avec l’intervention de Marion Forger alias « Maevol » (Chroniqueuse radio, journaliste dans la presse culturelle (web et physique), Dj, interprète).

Après plusieurs séances d’écoutes musicales, les adolescents ont été amenés à rédiger des chroniques d’EP, album et de concerts. En effet, les jeunes ont également été invités par petits groupes sur des concerts à Paloma pour pouvoir rédiger des chroniques, reports de concert, et des interviews d’artistes. Les chroniques se présentaient sous forme d’écrits mais aussi audio, format radio pour ne laisser personne de côté en fonction de leurs aptitudes et appréhensions.

Ce projet consistait à construire la pensée du jeune public autour d’un phénomène social et culturel massif aujourd’hui. Tout le monde écoute du rap : comment le décrypter ? Pourquoi utilise-ton la vulgarité ? Est-elle nécessaire ? Pourquoi aimer tel ou tel artiste ? Comment recommander à quelqu’un d’écouter tel ou tel artiste ? La liberté d’expression a-t-elle des limites ?
Il s’est agit d’écouter beaucoup de musique, et de travailler son écriture, pour renforcer sa passion du rap et d’en découvrir toutes les facettes, mais aussi de comprendre la création. Comment les productions des beat makers inclus des samples de styles de musiques très variés ? Quelles sont les rythmiques ? Comment sont travaillés les textes ? Quelles techniques, technologies sont utilisées ?

Le projet concernait les adolescents du Mas de Mingue, du Chemin Bas d’Avignon, de Gambetta-Richelieu, de Valdegour, de Pissevin, et de la Route d’Arles, à raison d’un atelier de 1h30 par mois et par groupe, soit 5 ateliers par mois en fin d’après-midi, le mercredi et le samedi, en fonction des groupes formés et des partenaires (Centre socioculturels et sportifs, association de quartiers) et de leur organisation. Les ateliers se sont déroulés à Paloma pour que les jeunes puissent fréquenter de manière régulière le lieu, et puisse se l’approprier.