Vendredi 19 mars 2027 - 20H30

PICHE

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  • Ouverture des portes à 20H
  • 20H30 - Grande Salle
  • Location Plein / Réduit : 28 € / 24 €
  • Soir même Plein / Réduit : 31 € / 27 €
  • Location Balcon : +2 €
  • drag queen / Rap

“L’art doit remuer”. Avec ce mot d’ordre, Piche s’autorise tout : être cru, cash, sensible et sincère, une “travelotte à barbe” qui fait danser les salles et festivals, un rappeur à perruques aux chansons tubesques remplies de ferveur, qui danse à la cérémonie d’ouverture des JO, remplira un Olympia en novembre prochain, cumule des millions de streams avec Carré, Zoulette et Confess. Chez Piche, la provocation n’est jamais très loin de la vulnérabilité. Elle revendique un art qui bouscule, mélange le rap, le drag, la danse et la pop, et assume jusque dans sa manière de performer la contradiction et ce que personne n’a jamais vu.

Sauf qu’aujourd’hui, la “gow du Sud” a voulu expliquer : comment on devient phénoménale, une Drag aux faux-cils sans faux semblants, prête à redéfinir le “costume de l’emploi du rappeur” sans se préoccuper du qu’en dira-t-on ? Piche, enfin, raconte en musique et en dansant le parcours d’un enfant queer issu d’un petit village, de culture algérienne et gitane, à la personnalité exubérante et jubilatoire, devenu la plus belle de tout le carré.

Sur un malentendu ? Pas vraiment.

Venu de la danse et de la comédie musicale, Mike – son vrai nom – a toujours été ébloui par la lumière. Formé dès l’adolescence à la danse classique, au jazz, au hip-hop et au heel dance entre le Conservatoire d’Avignon et l’École nationale supérieure de danse de Marseille, Piche n’a jamais cessé de raconter des histoires avec son corps avant de le faire avec des mots, en musique. Pas d’école, pas de mentor, pas de plan. Juste lui et son frère jumeau, enfermés à double tour, à bidouiller des sons, en avançant à l’instinct, à l’oreille, à l’erreur. Viennent les mots décomplexés (“j’aurais peut-être dû dire non mais là je suis coincé / alors je vais me forcer à le faire alors que j’veux pas”), les phrases qui restent (“je connais pas ton prénom, j’étais bien trop pressé”) et une énergie qui ne demande pas la permission. Dans ses textes, Piche évoque sans détours les sentiments sales, ces goûts parfois dégueulasses, ces corps qui se forcent, ces cœurs qui s’écorchent. Alors pour elle, la scène est un espace de vertige assumé : « on m’a dit qu’un danseur ça peut pas être con, faut être un peu maso ». Ce qu’il veut, c’est que le public reparte avec quelque chose qui gratte, qui reste, qui empêche de regarder ailleurs. Car oui, Piche a juste l’envie viscérale que ça marche, que ça cogne, que ça fasse bouger quelqu’un quelque part. Pari réussi avec son premier EP, Festin, sorti en 2024, faisant de lui la première drag queen à entrer au top album du SNEP. Avec Sur un malentendu, Piche a voulu dire les choses sans vernir la réalité, comprendre le fond en appréciant la forme notamment parce que le drag c’est ça, “de la politique enrobée avec du joli”, dépeint-il. Finaliste de la première édition de Drag Race France All Stars en 2025, Piche avait d’ailleurs aussi ouvert, cette même année, les portes de son intimité avec le documentaire L’Absent, dans le cœur de Piche, diffusé sur France Télévisions, qui retrace son processus créatif et son chemin familial. Une mise à nu qui préparait, sans le savoir, celle de Sur un malentendu : enlever une couche de fond de teint pour laisser apparaître l’humain.

Infos navettes

Aller :
– En trambus avec les lignes T2 et T4, notamment depuis les arrêts « Musée Romanité » et « Gare Feuchères » – arrêt « Paloma »
– Lignes 12, 21 et 22 depuis les villages du Nord Est de Nîmes – arrêt « Paloma »

Retour :
Un trajet retour unique est assuré par la ligne T2 depuis l’arrêt « Paloma » jusqu’à la Gare SNCF et le centre-ville.
Le départ s’effectue environ 30 min après la fin du dernier concert (Club et Grande Salle). 

Covoiturage

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