JAIN
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- Ouverture des portes à 20H
- 20H30 - Grande Salle
- Location Plein / Réduit : 32 € / 27 €
- Soir même Plein / Réduit : 35 € / 30 €
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Location
Balcon : +2 €
Les bénéficiaires du tarif réduit sont les suivants
- Jeunes de moins de 18 ans (une pièce d’identité pourra être demandée).
- Demandeurs d’emplois sur présentation d’un justificatif fourni par Pôle Emploi.
- Personnes en situation de précarité sur présentation d’un justificatif officiel.
- Personnes en situation de réinsertion professionnelle au titre des mesures prises par les pouvoirs publics sur présentation d’un justificatif.
- Étudiants sur présentation d’une carte d’étudiant en cours de validité.
- Élèves du département musiques actuelles du Conservatoire de Nîmes.
- Musiciens répétant dans les studios de répétition et titulaires d’un « forfait 100h ».
- Groupe de dix personnes au moins réuni sous l’égide d’une entité juridique (association, collectivité, comité d’entreprise…).
- Adhérents FNAC, seulement pour les billets achetés sur le site de la FNAC
- Electro / Pop
Les fêtes sont souvent cathartiques et chez Jain, les nuits sont blanches. Libres de toute injonction. Ces nuits, on les vit sur les collines de Los Angeles. Dans les basses des sound systems londoniens. Et c’est dans l’énergie galvanisante des concerts de Jain qu’est né son quatrième album, Soul System.
Depuis ses débuts, il y a plus de 12 ans, l’autrice, compositrice, instrumentiste et interprète française ne s’est guère reposée sur ses lauriers et n’a cessé de voyager : géographiquement, musicalement, mentalement. En témoigne Soul System, le plus frontal de ses propositions à ce jour. Après la dimension quasi mystique du conceptuel The Fool, inspiré par les cartes du tarot de Marseille, Jain revient à la scansion de Zanaka. Et laisse parler une physicalité qui, si elle a toujours été présente dans ses performances, s’est rarement autant exprimée. La pop, ici, est dynamitée par des sonorités électroniques, se marie avec le clubbing le plus fiévreux et des rythmiques si puissantes qu’elles en deviennent addictives.
La genèse de Soul System aura été aussi spontanée que joyeuse. Après des mois passés sur les routes à assurer la tournée de The Fool, Jain et deux de ses complices instrumentistes, Igor et Benjamin, ont décidé de s’isoler pendant trois semaines. Ce sera dans une maison perchée sur les hauteurs de West Hollywood, proche du désert comme des canyons, et dont l’immense baie vitrée donne à admirer les lueurs d’une ville hautement cinématique. Dopés au rock et à l’électro, les trois musiciens s’entourent de synthétiseurs, d’ordinateurs, d’enceintes empilées. Dans leurs rétines, les images d’un public dansant lors des concerts. Sur les murs, quatre mots inscrits par Jain et celui qui a réalisé et produit ses premiers disques, Maxime Nucci : « féroce », « hypnotique », « club » et « rock ». À un rythme quotidien, les chansons surgissent sans préavis et sans retenue.
Guère étonnant de la part du vaisseau stellaire qu’est Soul System. Après trois albums, Jain affectionne toujours autant les expérimentations, s’inscrivant dans le sillage de la grande exploratrice Kate Bush. Laquelle apprécierait sans aucun doute que dans ce Soul System, la femme soit une super héroïne. Celle qui donne son nom à la conclusion de l’album, l’« Electronic Lady » (clin d’œil aux légendaires studios new-yorkais Electric Lady de Jimi Hendrix), est née d’un dessin réalisé par Jain. Une lady capable de contrôler ses émotions grâce à une machine imaginaire dont chaque bouton exprime, expulse même, un sentiment : joie, mélancolie, désir – féminin, sensuel et assumé. Soul System, quelque part entre soul sister et sound system…
Ainsi, Jain joue allégrement de la tension entre l’humain et la machine, les battements du cœur faisant écho aux boîtes à rythmes. Artiste en perpétuelle (r)évolution, elle reste néanmoins une geek dans l’âme, dont le studio est un laboratoire dans lequel elle s’active sans relâche. Dans Soul System, irradient les lumières de Blade Runner ou de Mulholland Drive. Résonnent les bidouillages de Soulwax, l’hédonisme de la French Touch, la dextérité de Kraftwerk. Le tout au service d’un voyage sentimental mené entre doutes, attirances, contradictions, romances, élans incontrôlables, et du portrait d’une femme qui, en dépit des aléas amoureux (« La foudre est tombée sur mon petit cœur » chante-t-elle dans « Electronic Lady »), est en pleine maîtrise de son art.
En témoignent, entre autres, « FAM », ode à la puissance féminine invitant Meryl, les beats futuristes d’un bien-nommé « Stardust » taillé pour le clubbing, tout comme la pop synthétique d’« Off Track », l’up tempo anti patriarcal de « Louis Gucci », où Jain s’imagine à la place d’un homme, le funk technoïde de « Fire », la ritournelle daftpunkienne « C’est comme ça la vie »… Telles des respirations ponctuant cette fièvre nocturne, s’illustrent également l’impressioniste et mélancolique « Mad Life », ainsi que « The Moon », qui répond en clair-obscur aux rayons solaires de The Fool.
Les pieds sur le dancefloor, la tête dans les étoiles et les mains œuvrant sur les machines, Jain prouve avec Soul System que les femmes puissantes peuvent non seulement parcourir les territoires les plus mouvants mais aussi nous y inviter, nous permettant alors la plus belle des échappées : celle qu’offre l’exultation des corps et des âmes.
Infos navettes
Aller :
– En trambus avec les lignes T2 et T4, notamment depuis les arrêts « Musée Romanité » et « Gare Feuchères » – arrêt « Paloma »
– Lignes 12, 21 et 22 depuis les villages du Nord Est de Nîmes – arrêt « Paloma »
Retour :
Un trajet retour unique est assuré par la ligne T2 depuis l’arrêt « Paloma » jusqu’à la Gare SNCF et le centre-ville.
Le départ s’effectue environ 20 min après la fin du dernier concert (Club et Grande Salle).