Thee Hypnotics + Dimi Dero Inc

  • 20H
  • Club Paloma
  • Unique : 6 €
  • Paloma

« Thee Hypnotics ne se soucient que de leur propre passé générique et de leur présent frénétique : le futur, ils ne le regardent même pas… Oubliez la régression, c’est de la réincarnation ! Passé, présent et futur ! » (Melody Maker, 1989).

À quoi rêve t’on quand on a 17 ans en 1984 à High Wycombe dans le Buckinghamshire en Angleterre ? Comme à Bilbao, à Solna ou à même Nîmes, on y « trippe » sur les trente-trois tours des New York Dolls, des Flaming Groovies, des Stooges ou du MC5, échafaudant des plans sur la comète d’un groupe de rock parfait.

Le rêve s’est concrétisé pour Jim Jones et Ray Hanson lorsqu’ils se sont acoquinés au batteur Mark Thompson sous la bannière de Thee Hypnotics. Un premier 45 tours ‘Love In A Different Vein » est auto-produit, mais le groupe ne se stabilise vraiment qu’avec l’arrivée de Will Pepper à la basse. De somnifère, il ne sera pourtant guère question à l’écoute de leur premier album en 1989, « Live’r Than God! » qui, comme ce fut le cas pour leurs héros du MC5, est un enregistrement public qui envoie définitivement Ray Hanson en orbite au niveau des meilleurs guitaristes anglais des 70’s.

Après le succès des deux singles, « Justice In Freedom » et « Soul Trader » et une très solide réputation « live » qui leur ouvrent les portes du label Beggar’s Banquet, un nouveau batteur, le canadien Phil Smith, est engagé au moment crucial de passer le cap du premier album studio. Ce sera « Come Down Heavy » en 1990, dont la pochette fait indubitablement écho à celle de « Fun House » des Stooges. Le son en est pourtant plus ouvert à un large public, flirtant parfois avec The Cult ou Lenny Kravitz, sans pour autant renier la fixation Stooges/MC5 originelle du groupe. Le disque marche très bien, atteignant la seconde place des « charts » indépendants anglais.

Changement de cap radical l’année suivante avec la publication de « Soul, Glitter & Sin (Tales Of The Sonic Undrground) », un disque sombre et plus profond qui revisite à la façon de Thee Hypnotics toute la musique populaire américaine (rock, hard rock, blues, jazz, musique de film…) ou plutôt la vison fantasmée que peuvent en avoir de jeunes anglais. Plus difficile d’accès que son prédécesseur, il obtiendra pourtant d’excellentes critiques et gagnera au fil des années le statut fort mérité d’album culte !

La malchance semble pourtant s’acharner sur le groupe : un chauffard cloue Phil Smith sur un lit d’hôpital pendant des mois, Will Pepper lassé, jette l’éponge, son remplaçant, Craig Pike (ex-bassiste d’Iggy Pop), décède lui des causes de mauvaises habitudes…

Le vent tourne quand le label American Recordings les signent pour un quatrième album ce qui incite Will Pepper à revenir et le groupe à se délocaliser à Los Angeles. « The Very Crystal Speed Machine » sort en 1994 et prend une fois de plus l’auditeur à contrepied : le son se rapproche de celui des Rolling Stones de « Sticky Fingers » sans pour autant trahir l’âme de Thee Hypnotics. Le disque, qui signe des temps ne sortira pas en version vinyle, est superbe, Jim n’a jamais chanté aussi bien. Ce sera malheureusement un chant du signe car suite a des problèmes financiers, le label ne soutient pas la distribution ni la promotion du disque qui ne trouvera pas vraiment son public.

Le rêve se brise : de retour en Angleterre, Thee Hypnotics continueront d’exister jusqu’en 1998, intégrant au passage un nouveau bassiste, Jeremy Cottingham, et sortant un dernier 45 tours, « Earth Blues 99 »,  avant de tirer leur révérence. Le guitariste Ray Hanson refusera ensuite une offre d’intégrer The Sisters of Mercy avant de s’évaporer, quand au chanteur Jim Jones, il reviendra graduellement sur le devant de la scène, d’abord avec Black Moses puis avec The Jim Jones Revue qui lui apportera la notoriété. Il travaille actuellement avec son nouveau groupe, Jim Jones and the Righteous Mind, dans un esprit assez proche de « Soul, Glitter & Sin ».

Et aujourd’hui, ils sont de retour !

Thee Hypnotics se sont reformés d’abord pour une tournée de quinze dates en Grande Bretagne afin de célébrer la publication par Beggar’s Banquet de « Righteously Recharged », un coffret quatre vinyles (« Come Down Heavy », « Soul, Glitter & Sin », « The Very Crystal Speed Machine » plus un disque de raretés « In A Trance »), avant d’écumer cet été les scènes de festivals européens.

Pour la première fois en pratiquement vingt ans, le « line-up » classique des co-fondateurs Jim Jones (chant) et Ray Hanson (guitare), avec Phil Smith (batterie) et Jeremy Cottingham (basse), est prêt à reprendre la route cet automne avec toute la puissance d’un raid Viking fondant sur l’Europe. Ayant toujours la foi intense dans le rock’ n’ roll agressif comme libération et délivrant sa charge sonique avec une intensité toujours aussi sauvage, ce groupe influent et légendaire est de retour pour témoigner une fois de plus de sa dévotion à la « musique du Diable », payant son tribut aux Stooges, MC5, Doors, Rolling Stones, Blue Cheer, Led Zeppelin du début, Jimi Hendrix Experience, Cramps et autres New York Dolls…

 

Infos navettes

Bus Aller : Ligne 2 « CHU Carrémeau – Citadelle/Paloma ».
Fréquence : toutes les 10 minutes environ, jusqu’à 21h30.

Les soirs de concert, sur simple demande, le bus vous dépose à Paloma.

Lignes périurbaines déjà existantes : 11,12, 21 et 22

Bus Retour : Ligne 2  « Citadelle/Paloma – CHU Carrémeau »
Tous les arrêts sont desservis jusqu’au terminus  »CHU Carrémeau »

Prix d’un ticket de bus habituel : 1,60 €

Détail des horaires de retour pour ce concert à venir.

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